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Le 23 juin, 17.410.742 des Britanniques ont voté pour la sortie de l’Union, 16.141.241 contre.

Jusqu’à la fermeture des bureaux de vote à 21h (heure locale), la population de la Grande-Bretagne s’est mobilisée pour se prononcer sur l’avenir de son pays. Plus de 46 millions de Britanniques étaient inscrits sur les listes et le vote a atteint un taux de participation historique.

Tout au long de la journée et jusqu’à la dernière minute, le «in» ou le «out» se sont maintenus plus ou moins à égalité dans les sondages.

Craignant une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, la totalité de la classe politique britannique avait demandé au Premier ministre, David Cameron, quelques minutes après la fermeture du scrutin, à ce que le pays reste dans l’Union quels que soient les résultats du vote.

Or, malgré le repli des politiques et le scepticisme des sondages sur la victoire du «out», le peuple britannique a décidé que la Grande-Bretagne devait prendre une voie différente de celle que lui proposait l’Union européenne.

Depuis plusieurs semaines, les institutions financières craignaient que la Grande-Bretagne sorte de l’Union européenne. Le FMI avait alors mis en garde qu’un Brexit risquerait de provoquer une poussée d'euroscepticisme et d'ouvrir une «longue période d'incertitude» financière.

Le jour même du vote, les dirigeants du G7 ont par ailleurs publié une déclaration conjointe sur les mesures nécessaire à prendre pour soutenir les marchés financiers en cas de Brexit. «La déclaration confirme l’accord entre les pays du G7 que la volatilité excessive et les mouvements désordonnés des taux de change sont indésirables», a déclaré à l’agence Reuters un des représentants du G7.

Le milliardaire George Soros avait prévenu qu’il y aurait, en cas de Brexit, une situation «d’apocalypse mondiale», et que la livre sterling pourrait dévisser face aux autres devises mondiales.

La plupart des dirigeants continentaux espéraient se réveiller avec une Grande-Bretagne faisant toujours partie de l’Union européenne. Le jour du référendum, François Hollande avait déclaré que «bien sûr», il souhaitait apprendre que les Britanniques étaient «restés dans l’Union européenne, parce que c'est leur place».

Pour le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, un Brexit est néanmoins irréversible. Il avait ainsi prévenu le 22 juin que «Les hommes politiques britanniques et les électeurs britanniques doivent savoir qu’il n’y aura en aucune sorte de nouvelle négociation» avec le Royaume-Uni.

L’Union européenne et la Grande-Bretagne devront donc ré-apprendre à vivre l’un sans l’autre.

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