KoucherSelon les mêmes sources, les parties intéressées par les otages occidentaux au Sahel suivent avec « une grande inquiétude » la situation dans la région du Sahel et en particulier la visite du ministre français des affaires étrangères au Mali, lors de laquelle il a demandé au président malien de libérer les quatre salafistes exigés par Al Qaida. Pour sa part, l’Algérie considère la libération desdits otages comme une victoire pour Al Qaida et conforte la position algérienne qui considère le Mali comme un pays qui ne traite pas avec intransigeance les terroristes sur son territoire.

Dans ce contexte, le président du Mali a fait part au ministre français des AE, Bernard Kouchner, que le voisin du nord se mettra en colère dans le cas où les terroristes en question seront libérés.

Les démarches de Kouchner traduisent la position française officielle relative à la résolution onusienne concernant l’incrimination du paiement des rançons. Rappelons-le, Paris n’a pas soutenu la proposition algérienne, contrairement aux Etats-Unis et l’Angleterre.