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Au moins quatre personnes ont été tuées et 39 autres blessées le 4 octobre dans une attaque-suicide contre le complexe judiciaire de la ville libyenne de Misrata. L'attentat, revendiqué par le groupe armé Daesh, a pris pour cible un bâtiment du centre-ville de Misrata regroupant les institutions judiciaires, et connu sous le nom de «complexe des Tribunaux».

L'attaque a coïncidé avec l’arrivée de détenus au complexe, où ils devaient être présentés au Parquet, d'après l’agence de presse libyenne Lana. «Un groupe de trois hommes appartenant à Daesh ont commis un attentat suicide contre le complexe des Tribunaux à Misrata, tuant quatre personnes», a confié à l'AFP le général Mohammad Al-Ghassri, porte-parole des forces du gouvernement d'union nationale (GNA). Les trois hommes armés sont sortis d'un véhicule, un premier a réussi à entrer dans le bâtiment où il s'est fait exploser, d'après la même source qui a précisé : «Nous avons abattu le second et arrêté le troisième.»

Selon les forces pro-GNA, un échange de tirs a opposé les forces de sécurité à des hommes armés durant une vingtaine de minutes, après l'explosion. Les milices de Misrata, ville située à 200 kilomètres à l'est de Tripoli, sont les mieux armées du pays. Elles disposent notamment d'avions MiG et d'hélicoptères d'attaque. Revendiqué par Daesh dans un message diffusé par son organe de propagande, l'attentat a également fait 39 blessés, selon un dernier bilan de l'hôpital central de Misrata.

La Libye est plongée dans le chaos depuis l'intervention occidentale et la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux autorités se disputent aujourd'hui le pouvoir. D'un côté, le GNA, reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli. De l'autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l'est du pays, avec le soutien du maréchal Khalifa Haftar qui tient sa légitimité de ses succès militaires sur le terrain.