2015-annee-difficile.jpg
La campagne pour les législatives du 4 mai débute dimanche, où le pouvoir cherche à mobiliser les électeurs qui boudent les urnes car «rien ne change».

Le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui a donc appelé cette semaine les Algériens à voter massivement «pour préserver la paix et la stabilité».

Les médias audiovisuels ont été invités à «veiller à la sensibilisation des électeurs» et à ne pas «œuvrer à décrédibiliser les élections ou donner la parole à des parties qui appellent au boycott».

Mais la mobilisation n’est pas assurée! Le politologue Rachid Grim souligne que «les élections n'intéressent plus la population. Ils estiment que les jeux sont déjà faits et que leurs voix ne seront pas prises en compte».

Salim, 29 ans: «Je m’en contrefiche, rien ne changera», lance ce diplômé en comptabilité et chômeur depuis quatre ans.

Ouardia, une chauffeuse de taxi de 50 ans, n’ira pas non plus voter car les hommes politiques «se rappellent de l’existence du peuple juste lors des élections. Le reste du temps, on peut crever».

Plus de 23 millions d’électeurs sont appelés à élire les 462 membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) au suffrage universel.

Le FLN avec son allié le RND, disposent de la majorité absolue dans le parlement. Ils devraient sans aucun doute, la conserver apres le 4 Mai.