hassan_bouras.gif
Hassan Bouras était accusé sur la base du code pénal 'd'outrage à magistrat, d'offense et de diffamation' pour l'interview de trois personnes dénonçant des faits de corruption dans la wilaya d'El Bayadh, d'où il est originaire. Il a été libéré le 18 janvier dans l'après-midi.

Hassan Bouras a indiqué qu'il comptait demander à ses avocats qu'ils 'se pourvoient en cassation de la dernière décision de la justice' avant de déclarer: 'Je suis heureux d'être libre. Je vais me reposer à présent et traiter les problèmes de santé survenus pendant mon incarcération'.

De nombreux journalistes continuent de pâtir de l'application abusive du code pénal, utilisé systématiquement pour toute information diffusée qui critique le gouvernement.

Les pratiques répressives d'Alger contraires à la Constitution Nationale promulguée le 6 mars 2016 et aux engagements internationaux du pays, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), classent l'Algérie au 129e rang mondial (sur 180 pays) au classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.