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Cette saisie, d'une valeur estimée à 360 millions de dollars, intervient peu après que le président américain Donald Trump a réitéré sa «préoccupation», dans une lettre envoyée fin octobre à son homologue colombien, «face à l'extraordinaire expansion» en Colombie des plantations de coca, l'ingrédient de base de la cocaïne.

«Jamais auparavant, depuis que nous avons commencé il y a plus de 40 ans à lutter contre le narcotrafic, nous n'avions effectué une saisie de cette ampleur», a fait valoir mercredi Juan Manuel Santos devant les journalistes.

Entre 2014 et 2016, les cultures de coca sont passées de 69.000 à 146.000 hectares, selon les Nations unies, qui considèrent la Colombie comme le premier producteur et exportateur mondial de cette drogue. Dans le même temps, les saisies ont augmenté. «Avec cette saisie nous dépassons le chiffre des saisies de l'an dernier: cela fait 362 tonnes cette année», contre 317 en 2016, a souligné le président Santos.

Dans sa lettre en octobre, Donald Trump appelait Bogota à «diminuer la production et le trafic de drogue en Colombie». «J'ai exprimé ces préoccupations car j'ai promis au peuple des Etats-Unis que nous empêcherions que les drogues traversent nos frontières et j'ai besoin de votre aide», a-t-il écrit.

En novembre, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les Farc ont signé un accord de paix mettant un terme à 53 ans de conflit armé entre cette guérilla marxiste, les paramilitaires d'extrême droite et les agents de l'Etat. Ce conflit a fait près de 260.000 morts, 60.000 disparus et 7,1 millions de déplacés, selon les chiffres officiels. Par cet accord, Bogota a dit espérer éradiquer cette année 100.000 hectares de cultures illégales de coca, le trafic de drogue ayant permis d'alimenter certains groupes des Farc.