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Bouteflika assure le service minimum: accueil des délégations officielles étrangères, lettres de félicitations ou condoléances diffusées sur les médias publics. Ce sont ses hommes de confiance qui se chargent du reste.

Voilà plusieurs semaines que les décideurs tiennent le même discours lorsqu’il s’agit de prendre des décisions importantes: «Il faut attendre la révision de la Constitution».

Dans de telles circonstances, les cafouillages sont nombreux, comme l’atteste la gestion du crash au Mali du vol Air Algérie AH5017 présentement geré par la France! Alger a attendu 10 heures pour annoncer l’accident. La communication s’est ensuite faite au compte-gouttes, et c’est la France qui a pris les devants en communiquant régulièrement et qui a agit comme s’il s’agissait d’un avion d’Air France.

Bouteflika a attendu 24 heures pour diffuser un message décrétant un deuil national de trois jours bien après le Burkina Faso.

Mais apparemment «Le Président est présent partout». et «si on ne veut pas le voir, c’est notre problème!» s'indigne un ministre du gouvernement actuel. «Mais c’est bien» Bouteflika «qui dirige le pays et c’est grâce à lui que nous vivons dans la stabilité», lance-t-il. Ce ministre invite la presse et les Algériens à «regarder ce qui se passe en Libye, en Tunisie, en Égypte. La presse et les Algériens doivent remercier le Président qui a su éviter le chaos à notre pays». «le Président n’a pas besoin de parler pour mériter son mandat. En politique, tout se passe dans les coulisses. Le pays fonctionne. Ne faîtes pas du Président une obsession», conclut-il.