Henkouche (CRB) lâche ses mots: «Ma valise est prête, Mascara n’est pas loin»
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» publication : mercredi 08 avril 2009
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Que le Chabab gagne ou perde, Henkouche n’est jamais à l’abri des critiques qui le ciblent, même de la part des dirigeants. On ne veut décidément pas reconnaître qu’il a réussi un très bon travail avec un effectif tout juste moyen. Une situation qui agace l’entraîneur du Chabab
commentaire:
Que le Chabab gagne ou perde, Henkouche n’est jamais à l’abri des critiques qui le ciblent, même de la part des dirigeants. On ne veut décidément pas reconnaître qu’il a réussi un très bon travail avec un effectif tout juste moyen. Une situation qui agace l’entraîneur du Chabab.








- Vous êtes encore une fois la cible privilégiée des critiques après ce semi-échec face à Saïda. Cette fois, on vous reproche de faire appel à trois défenseurs du banc au moment où c’est votre équipe qui recevait ?
- J’assume entièrement mes choix, et depuis le début de la saison, j’ai tenu un discours dans lequel j’ai insisté sur le fait que c’est le plus méritant qui joue. Akniouène et Boudemagh ont fait une très bonne partie face à Blida et ce n’est pas logique de les écarter. Au contraire, ils méritaient des encouragements non pas pour leur faire plaisir, mais parce que j’avais de très importants rendez-vous pour lesquels j’ai besoin d’eux. Pour la précision, j’avais deux joueurs à vocation offensive sur le banc, en les personnes de Bey et Harizi.
- Mais au final, vous venez de perdre deux points qui auraient permis à l’équipe de prétendre à la quatrième place, synonyme de participation à la coupe arabe.
- Mais il y a l’adversaire qui s’est bien préparé avec un stage bloqué de 15 jours au moment où notre équipe enchaînait les matches difficiles. Personnellement, je dis que nous n’avons pas fait une si mauvaise affaire sur le plan comptable. C’est comme si on avait fait un nul à Blida et gagné face à Saïda. Pour ce qui est de cette quatrième place, je dirai que les gens deviennent gourmands, alors que personne n’aurait misé en début de saison que le Chabab atteindra le dernier carré de la coupe et se classera sixième en championnat, au moment où on connaît tous les résultats du Chabab ces dernières années. On oublie vite que c’est une équipe en pleine construction composée de joueurs qui viennent à peine de jouer avec les seniors. Prenez aussi l’exemple de Boussehaba qui vient d’un club où il n’y avait que son père et ses frères qui le suivaient alors qu’il joue maintenant devant 20 000 supporters et face à des joueurs qu’il ne voyait qu’à la télé. On compose même des chansons sur lui qui sortent sur des CD. Qu’est-ce qu’on demande à Henkouche, alors que nous devrions remercier Dieu pour ces résultats enregistrés.
- On vous critique à chaque contre-performance alors que personne ne vous met en valeur quand l’équipe réussit des performances, ça doit vous révolter ?
- Ça ne me dérange pas, je suis habitué à cela, l’entraîneur a été toujours le bouc émissaire et le fusible qui saute, mais ce qui me dérange vraiment, ce ne sont pas les critiques qui viennent des supporters, mais celles qui viennent des dirigeants et des proches. C’est inadmissible qu’un dirigeant sorte le premier après le match pour dire que c’est l’entraîneur qui nous a fait perdre alors qu’il ignore tout.
- C’est ce qui est arrivé pour vous au Chabab…
- Je ne veux pas polémiquer et je vais dire que ça arrive dans tous les clubs d’Algérie. Moi, je préfère qu’on discute dans un cadre bien organisé et là, je peux les convaincre. Prenez l’exemple du match de Bordj où tout le monde m’a critiqué pour avoir sorti Nibié alors que j’ai pris cette décision parce que le CABBA jouait la ligne et Nibié n’est pas rapide. Il fallait opter pour des attaquants rapides et, pour cela, j’ai incorporé Bey et Bouabdallah. Si mes consignes avaient été appliquées, on aurait gagné sans problème. Malheureusement, ces gens qui nous critiquent ignorent ces paramètres.
- Kerbadj vous demande-t-il des comptes ?
- Jamais. Kerbadj est un président sage et à qui je voue un grand respect. Il m’a toujours soutenu, il me fait entièrement confiance et s’il veut me demander des comptes, ce ne serait qu’en fin de saison. Toujours est-il, si on estime que Henkouche ne fait pas du bon travail, c’est simple, ma valise est prête et Mascara n’est pas loin.
- Et si on vous demande de rester même pour la saison prochaine ?
- D’abord, il faut qu’ils me le demandent, ensuite il faut que Kerbadj reste, car il est ma première garantie. A ce moment-là, j’exigerai de m’impliquer dans le recrutement, car je refuse qu’on m’insulte par la suite pour des joueurs que je n’aurais pas recrutés.
- Vous avez des noms ?
- Pour l’instant non.
- Revenons à l’équipe, nous voulons savoir comment vous avez fait pour convaincre Maziz de revenir au banc alors qu’il n’a fait aucune faute auparavant ?
- Maziz est un garçon qui a un avenir certain, si j’ai décidé de le mettre sur le banc, c’est pour le préserver. Il ne faut pas qu’il s’enflamme et qu’il brûle les étapes. En plus, il avait un problème d’adducteurs, je pense que lui et tous les autres joueurs sont convaincus de mes choix parce que je suis correct. Prenez l’exemple d’Aït Ouamar et Lahmer, ce dernier était titulaire quand il avait la forme, maintenant c’est Hamza qui joue parce qu’il a bien saisi sa chance avec un très bon match à Sétif et son but victorieux face à Chlef, je ne pouvais que le reconduire.
- Nibié alterne le bon et le moins bon, ne pensez-vous pas qu’il n’est pas aussi performant qu’on le présente ?
- Nibié sera performant à l’avenir, il faut respecter ce garçon qui n’est pas habitué à jouer sur du tartan et à notre manière de jouer, mais il a réussi quand même à inscrire quatre buts. J’avoue que je n’étais pas satisfait de son rendement comme face à Saïda et s’il continue comme ça, on n’aura pas besoin de lui.
- Qu’est-ce que vous préparez pour le Mouloudia ?
- Je ne donne jamais une grande importance à mon adversaire, je me concentre sur mon équipe, je dirais simplement que ce sera un match difficile pour les deux équipes. De notre côté, on fera de notre mieux pour réussir un bon coup afin de préparer dans la sérénité les autres rendez-vous dont le match de la coupe face à Annaba.
- Un plan contre leur buteur Bénie est-il envisageable ?
- Non, ils ont Bénie et nous avons Nibié.

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